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Un autre son de cloche chez les courtiers

Claudia Morin a plusieurs mandats à L'Ancienne-Lorette. (Photo René Houle)

Claudia Morin a plusieurs mandats à L'Ancienne-Lorette. (Photo René Houle)

Thaïs Martel
Publié le 11 Juin 2012
Publié le 11 Juin 2012
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L’augmentation des ventes de maisons de 38 % à L’Ancienne-Lorette pour les cinq premiers mois de l’année comparativement à l’année dernière n’a rien à voir avec l’augmentation des taxes municipales de 33 % en 2012 selon Claudia Morin et Suzanne Smith, deux courtières immobilières qui comptent plusieurs maisons à vendre sur le territoire de la ville défusionnée parmi leurs mandats.

Sujets :
Ancienne-Lorette , Québec Hebdo , L’Ancienne-Lorette

À lire également: La mise en vente de maisons en hausse à L’Ancienne-Lorette

«Pour un printemps, c’est vrai qu’il y a beaucoup de maisons à vendre à L’Ancienne-Lorette, mais je ne crois pas que la hausse des taxes ait vraiment un impact. Si on regarde juste le chiffre brut pour mai 2012 par rapport à mai 2011, on peut se demander ce qui se passe, mais quand on regarde ce qui est à vendre, on comprend mieux. On a 47 copropriétés à L'Ancienne-Lorette. Si on enlève ces nouveaux développements des 101 unifamiliales mises en vente, on se retrouve avec un chiffre très comparable aux 51 unifamiliales à vendre de mai 2011», précise Claudia Morin de Re/Max.

Les résidents de L’Ancienne-Lorette qui la contactent pour vendre leur maison n’invoquent pas la hausse des taxes pour expliquer leur décision de se départir de leur résidence. «Il y a des séparations, des retraités qui s’en vont en condos, un acheteur qui passe du bungalow au cottage, un transfert militaire, des familles reconstituées qui ont besoin d’une plus grande maison. On n’entend pas parler de l’augmentation des taxes. Le sentiment d’appartenance est très fort à L’Ancienne-Lorette. On se sent gâté au niveau des infrastructures et les écoles sont très bien cotées; les gens veulent rester», résume Mme Morin, elle-même une citoyenne de L’Ancienne-Lorette.

Suzanne Smith, courtière immobilière chez Proprio Direct, abonde dans le même sens. «Moi, personnellement, je n’ai pas remarqué de différence dans les raisons que les gens nous donnent pour mettre leur maison en vente. Il y a tellement de différents facteurs pour motiver la vente d’une maison qu’on ne peut pas mettre le doigt sur une seule raison, mais il reste que les taxes n’ont jamais été un point de référence», assure-t-elle.

Elle concède toutefois que la hausse a été «un gros coup» pour les résidents de L’Ancienne-Lorette dont elle fait partie depuis 25 ans. «Par contre, les gens se disent qu’on était en bas du marché depuis plusieurs années. Ils considèrent que c’est une mise à niveau», termine Mme Smith.

L'Appel, membre du Groupe Québec Hebdo

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