En chiffres, cette augmentation signifie, pour une maison unifamiliale dont la valeur est évaluée à 186 000 $, une facture de 2 072,60 $, c'est-à-dire 604,17 $ de plus qu’en 2011. Pour une résidence évaluée à 208 000 $, la facture grimpera de 669,19 $ pour atteindre un total de 2 671,74 $.
Le budget de la petite ville est passé de 20 693 000 $ en 2011 à 27 121 000 $ en 2012. Il comporte une augmentation de 31 % des dépenses, essentiellement due à la quote-part, mais également au service de la dette et à la piscine notamment. À titre d’exemple, les dépenses du Centre sportif multigénérationel (la piscine) ont augmenté de 87,8 %, passant de 352 000 $ à 661 000 $.
Même si le maire avait déjà annoncé la mauvaise nouvelle, et bien qu’il ait d’ores et déjà fait connaître son intention d’aller contester devant les tribunaux l’augmentation de la quote-part imposée par Québec – le maire assure d’ailleurs qu’en cas de victoire l’argent sera retourné aux citoyens – Émile Loranger considère que ce budget est «le pire qu'il a présenté en 28 ans de carrière politique. Ce n'est pas quelque chose dont je suis très fier. Je n'ai pas le choix», a-t-il affirmé.
M. Loranger considère tout de même que les citoyens sont derrière lui en s’appuyant sur le sondage envoyé à la population de L’Ancienne-Lorette cet automne. Rappelons qu’il avait alors offert deux choix à la population de sa ville : contester la quote-part ou refusionner avec Québec. Les résidents de L’Ancienne-Lorette avaient alors été 83 % à voter pour le premier choix.
Contestation
Le budget 2012 a donné des armes aux opposants d'Émile Loranger. Le comptable Alain Fortin a profité du dépôt du budget pour remettre en doute le travail du maire. Il a d'ailleurs traité le premier magistrat de la ville de clown.
«Je considère que [le budget 2012] est catastrophique pour beaucoup de ménages et je suis vraiment découragé par notre système démocratique. Le maire ne fournit vraiment pas la vraie raison de l'augmentation. Elle provient de part égale de son administration et de l'agglomération», a-t-il indiqué.
Le résident de L'Ancienne-Lorette conteste les chiffres présentés par le maire. Il lui reproche notamment de comparer les budgets entre eux plutôt que de présenter les revenus et les dépenses. «Il mêle le monde et ne présente pas la réalité. Le seul vrai chiffre, c'est l'augmentation de 33 %. On va passer du compte de taxe le plus bas au 12e plus élevé sur 14 parmi les anciennes municipalités de Québec», assure-t-il.
Pour Alain Fortin une chose est claire : si la quote-part explique une partie de l'augmentation du compte de taxes, le reste est attribuable aux nouvelles infrastructures sportives. «La moitié de l'augmentation provient de la proximité. C'est à cause du service des loisirs. C'est ça la réalité», conclut-il.
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