Commandé par la Commission de planification de l’Université du Québec, le rapport souligne que la hausse des droits de scolarité survient dans un contexte économique et démographique qui exige pourtant un plus grand taux de participation universitaire.
«Il y a une diminution du nombre d’étudiants en âge d’accéder à l’université dans un contexte économique où la demande de diplômés est en hausse. Il y a des mesures à mettre en place pour favoriser la participation des étudiants qui sont le plus susceptibles d’être touchés par la hausse des frais de scolarité», indique Lyne Sauvageau, vice-présidente à l'enseignement et à la recherche de l'Université du Québec.
Le Comité sur l’accessibilité financière aux études estime par ailleurs que les étudiants de première génération (ceux dont les parents ne sont pas allés à l’université), les étudiants provenant de familles à faible revenus et les étudiants non traditionnels seront les plus touchés par les hausses de frais de scolarité. Conséquemment, ils sont les plus susceptibles de mettre de côté l’idée de poursuivre des études universitaires. Or les étudiants de ces types se retrouvent en plus grand nombre dans les établissements du réseau de l’Université du Québec.
Le document retient deux principes en ce qui concerne les mesures à prioriser : celles-ci doivent agir à la fois sur la situation financière des étudiants et sur la valeur perçue des études universitaires en plus de favoriser la réussite des études tout en réduisant leur durée.
Parmi les nombreuses recommandations du document, plusieurs concernent l’aide financière. Ainsi, les auteurs de l’étude proposent «que le gouvernement du Québec adapte le Programme de prêts et bourses en vue de reconnaître la diversité des cheminements scolaires et la conciliation études-travail-famille», peut-on lire dans le document.
D’autres recommandations proposent notamment l’attribution de bourses de fin d’études ou encore l’étude des besoins particuliers des catégories d’étudiants plus sensibles aux effets d’une hausse des frais de scolarité par les fondations universitaires.
L'Appel, membre du groupe Québec Hebdo

100,000 $ de revenu familial c'est beaucoup, petit bourgeois.