L’entrepreneur de Cap-Rouge tenait à s’expliquer après la parution de l’article Règlement d’abattage d’arbres : une révision qui se fait attendre dans L’Appel afin d’expliquer les contraintes avec lesquelles doivent composer les entrepreneurs. Pour lui, la politique de la Ville de Québec convient très bien.
Dans le cas du 3649, chemin Saint-Louis, M. Jacques explique que le constructeur qui a assuré les travaux n’a pu faire autrement que de couper 16 des 20 arbres qui se trouvaient à l’avant. «La maison était plus éloignée de la rue. Pour les condos, le minimum nécessaire aux stationnements a été conservé à l’avant. Plusieurs arbres se trouvaient là où on retrouve maintenant l’asphalte. Pour les autres, il y a les entrées d’eau et les fils électriques. La Ville demande qu’ils soient souterrains», explique l’entrepreneur.
M. Jacques ne comprend pas pourquoi ce genre de projet est pointé du doigt de la sorte par Québec Arbres. «La maison qui se trouvait là avant avait une soixantaine d’années. Pour la construire aussi il avait fallu couper les arbres. Sauf qu’en 60 ans, d’autres avaient eu le temps de pousser», résume-t-il.
Hélène Lefebvre, représentante chez Platinum à Québec, est bien placée pour comprendre Alain Jacques. Quand Platinum a été blâmée pour avoir rasé un boisé en 2009, elle en a subi les contrecoups. Pourtant, elle assure que son employeur n’était pas mal intentionné.
«Ça a été tout un travail de faire comprendre aux gens la nécessité de couper les arbres quand est venu le temps pour moi de vendre les condos. On était bien d’accord avec la Ville pour protéger les arbres, mais il faut bien amener l’eau et le filage sur le terrain. On a replanté des arbres depuis et on a fait un bel aménagement paysager. Il y a même des projets verts qui s’en viennent pour Platinum.
L’accord de l’inspecteurUn inspecteur de la Ville de Québec doit se rendre sur les différents chantiers de construction afin de déterminer quels arbres peuvent être coupés et quels arbres doivent être conservés. Non seulement les arbres à protéger sont clairement identifiés par des rubans de couleur, mais en plus ils doivent être entourés de clôtures qui assurent que la machinerie ne passera pas trop près des grands végétaux.
«J’ai fait ce qu’on me demandait pour protéger les arbres identifiés par l’inspecteur. Je mets 8 M$ dans un projet et je n’ai rien vendu encore, pensez-vous que je suis là pour détruire! On met des millions de dollars pour procurer à la population de Québec de beaux logements», conclut Alain Jacques.
L'Appel, membre du Groupe Québec Hebdo
