On compte 45 inscriptions cet automne, selon Adèle Pavageau, chargée de projet Mon école à pied, à vélo. Tous habitent dans un rayon de 500 mètres autour de l’école. Même si le nombre d’utilisateurs varie selon certains imprévus, le taux de participants augmente globalement. «Il y a de plus en plus d’enfants sur le pédibus», a confirmé Mme Pavageau.
Heureux de cette progression, les organisateurs prévoient déjà une autre session en janvier. Les dates restent à confirmer. Mme Pavageau explique que pour l’instant l’activité a seulement lieu de façon sporadique à cause du manque de bénévoles. «C’est facile trouver des bénévoles pour deux semaines, quoique même encore là, il y a des difficultés pour avoir le nombre d’accompagnateurs requis», s’est attristé la chargée de projet.
Ce sont des élèves de la Polyvalente de L’Ancienne-Lorette qui accompagnent les jeunes du primaire uniquement le matin avec à peine deux ou trois mères. Avec si peu de gens qui offrent de leur temps, il demeure impossible de rendre le pédibus permanent à l’année.
L’objectif de faire bouger les élèves et de les initier à un mode de transport durable est tout de même atteint. Le trafic automobile a aussi diminué aux abords des deux pavillons de l’école primaire. Des dires de Mme Pavageau, c’est au moins 10 voitures de moins chaque matin dans les rues.
Des obstacles importants
Les parcours empruntés par les élèves présentent quelques adversités. Certaines rues n’ont pas de trottoirs ce qui force les enfants à marcher directement dans sur la chaussée, ce qui est passablement dangereux. Certaines intersections ne sont même pas munies de passages pour piétons, ce qui augmente encore le risque pour les enfants. «Je comprends l’hésitation des parents», a lancé Adèle Pavageau, en référence au faible taux de participation.
Cependant, tout cela n’est pas négatif. Mme Pavageau trouve une vocation bénéfique à ces contraintes. Selon elle, cela permet de sensibiliser les automobilistes au fait qu’ils ne sont pas seuls sur la route. On veut aussi que les municipalités reconnaissent l’importance de développer de vraies accommodations pour piétons. La chargée de projet est persuadée que la session d’hiver sera le meilleur test afin d’évaluer la coopération des automobilistes et les besoins en aménagements municipaux.
D’autres projets se développent, notamment à Lévis. Là aussi, l’enthousiasme pour l’idée est grand, mais l’implication des bénévoles et des parents reste encore un problème.
Membre du Groupe Québec Hebdo
