C’est avec plaisir que Tammy Verge, personnalité connue du monde artistique québécois, a accepté de devenir marraine de l’oncologie pédiatrique. Travaillant pour le réseau de télévision V, elle n’en était d’ailleurs pas à sa première visite: «Il y a un peu moins de deux ans, j’étais venue voir les jeunes enfants et ça m’avait littéralement choqué. J’avais rencontré une mère à qui j’avais déjà parlé. Elle était au chevet de son fils atteint de la leucémie. J’ai un fils qui a le même âge que le sien, et c’est là qu’on s’aperçoit que ça peut arriver à n’importe qui.»
Le principal objectif du centre de recherche est de le faire connaître au grand public comme l’explique le Dr Bruno Michon, chef de service d’hémathologie-oncologie pédiatrique du centre: «La section recherche du centre ne reçoit aucune aide gouvernementale. Elle ne survit que par les dons privés. On a minimalement besoin de 400 000 $ par année pour bien fonctionner. La notoriété de Tammy et le partenariat avec V vont grandement nous aider.»
Même son de cloche du côté du président et directeur général de la Fondation du CHUQ, Denis Rhéaume. «Dernièrement, la station de télévision nous a fait un don de 150 000 $. Nous sommes très contents de voir que Tammy et V soient sérieux dans notre partenariat», se réjouit-il.
Deux fois plus de guérisons
Il n’existe que trois centres de recherché comme celui du CHUQ au Québec. Outre le Centre mère-enfant, il y a l’Hôpital Sainte-Justine et le CHUS (Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke). Il faut que tous les enfants diagnostiqués avec un cancer doivent se faire traiter dans l’un de ces centres.
Pour François Thériault de Rivière-du-Loup et père d’un fils de trois ans atteint de leucémie lymphoblastique T, le centre est essentiel: «C’est très important d’avoir un centre qui dessert l’Est du Québec, mais c’est encore plus important d’avoir un personnel qualifié pour traiter mon fils. Nous avons enfants et on se demande comment on pourrait tout faire si nous devions rouler 5h30 pour se rendre à Montréal à chaque traitement.»
Chaque année, près de 70 nouveaux enfants de 0 à 18 ans sont traités au CHUQ, la majorité pour des cas de leucémie. Grâce aux 220 centres de recherches situés partout en Amérique du Nord, environ 90% des enfants se remettront complètement de leur cancer, c’est deux fois plus qu’il y a 30 ans. Une raison de plus pour le Dr Michon de donner généreusement. «L’argent que nous recevons va directement dans la recherche pour vaincre les cancers touchant nos enfants. On progresse sans cesse, mais ce n’est pas le moment de se croiser les bras», a-t-il conclu.
Membre du Groupe Québec Hebdo
