Les événements se sont déroulés dans le secteur de la rue Notre-Dame et Saint-Jacques, à proximité du bar L’Attraction. Selon le Service de police, le chauffeur aurait subi des voies de fait de la part de trois individus. «Il y aurait eu des coups portés et l’homme aurait subi des blessures à la tête», déclare la porte-parole du Service de police de la Ville de Québec, Catherine Viel.
Des versions différentes ont été obtenues de la part du Réseau de transport de la Capitale (RTC) et du Syndicat des employés des transports publics du Québec métropolitain. L’employé aurait subi notamment des coups dans les côtes selon la porte-parole du RTC, Carole Brousseau. Du côté de syndicat, le conducteur aurait rapporté que le tout a débuté en raison d’un problème d’arrêt d’autobus. Trois usagers, dont un plus agressif, auraient crié afin de descendre du véhicule. «Il n’y a pas eu d’échange de coups. Un homme aurait essayé de le frapper et le chauffeur l’aurait esquivé», soutient la présidente du Syndicat des employés des transports publics du Québec métropolitain, Manon Brousseau. Toujours selon elle, l’employé du RTC se serait blessé à la tête en se levant.
Diminution des agressions observée
Malgré l’événement survenu dimanche, le Réseau de transport de la Capitale assure que les chauffeurs sont en sécurité. Une baisse des agressions est même observée. «C’est en diminution depuis 2007. L’an passé, il y a eu 65 agressions de tous genres, dont dix plus menaçantes», note Mme Brousseau. Une trentaine d’actes de moins qu’en 2009 puisque 91 agressions ont été enregistrées. De ce nombre, 22 étaient plus physiques.
Des programmes d’aide pour prévenir les situations de violence sont en place et un suivi est fait de la part des superviseurs auprès des chauffeurs. La porte-parole du RTC soutient également que l’arrivée des caméras dans les autobus depuis 2009 pourrait être un facteur lié à cette diminution. Un bouton panique est aussi installé dans les véhicules permettant au conducteur d’alerter le bureau de contrôle du RTC en cas de problèmes.
«Je ne pense pas que l’on a les statistiques pour le faire», répond la présidente syndicale questionnée sur l’impact de l’ajout de caméras sur la diminution des agressions. Quant à la sécurité des chauffeurs à Québec, Manon Brousseau affirme que l’on ne peut pas parler d’insécurité, mais qu’une amélioration peut être souhaitée.

