«Nous allons rappeler quelques faits qu’on ne dit pas suffisamment. 70% des étudiants ont terminé ou sont sur le point de terminer leurs études en ce moment. Moins de 30% ont décidé de boycotter leurs cours. 14 cégeps sur 48 sont en grève et seulement certaines facultés des universités», a d’abord tenu à rappeler la ministre de l’Éducation Michelle Courchesne.
La loi spéciale, qui sera déposée prochainement à l’Assemblée nationale, mentionnera entre autres la réorganisation du calendrier pour compléter la session actuelle sans être pénalisé dans la suite du parcours scolaire. «La session d’hiver sera complétée à partir du mois d’août jusqu’en septembre. Et la session d’automne commencerait en octobre. Par conséquent, les étudiants du cégep qui souhaitent terminer leurs études pour entrer à l’université à l’automne pourront le faire», mentionne le premier ministre Jean Charest.
Il a été toutefois impossible pour le premier ministre de mentionner précisément à quel moment le projet de loi sera déposé à l’Assemblée nationale.
La session actuelle est donc suspendue et reprendra en août. La pause permettrait de «résorber la tension», comme le souligne le premier ministre.
«Hier soir, nous avons discuté sur un ton cordial et correct avec les représentants des associations étudiantes. Leur position s’est raffermie et même durcie. Il n’y a aucune ouverture pour faire les compromis nécessaires pour arriver à un retour en classe», souligne Mme Courchesne.
«Il est temps que le calme revienne», a mentionné Jean Charest.
Lors du point de presse, le premier ministre Jean Charest était accompagné de la ministre de l’Éducation Michelle Courchesne, Luce Samoissette, rectrice de l’Université de Sherbrooke, Sylvie Beauchamp, présidente de l’Université du Québec, François Dornier, président du conseil d'administration de la Fédération des cégeps, et Jean Beauchesne, président de la Fédération des cégeps.
Québec Hebdo

