Le risque d’insomnie est 67 % plus élevé chez ceux dont la famille compte un insomniaque

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Le risque de souffrir d’insomnie est 67 % plus élevé chez les personnes dont la famille compte au moins un insomniaque, révèle une étude présentée aujourd’hui par des chercheurs de l’Université Laval au 4e Congrès de l'Association mondiale pour la médecine du sommeil qui se déroule présentement à Québec.

L’équipe de chercheurs sous la supervision du professeur Charles M. Morin, de l’École de psychologie de l’Université Laval, arrive à ces conclusions au terme d'une étude à laquelle ont participé 3485 personnes. Les participants devaient répondre à un questionnaire téléphonique portant sur la qualité de leur sommeil et celle du sommeil des membres de leur famille immédiate. Dans les 12 mois suivants, ils devaient remplir à trois reprises un questionnaire postal portant sur les mêmes sujets.

 

Les données recueillies par les chercheurs ont permis d'établir que 40 % des répondants provenaient d'une famille qui comptait au moins un insomniaque. La plupart d'entre eux comptait un membre de leur famille immédiate atteint d'insomnie (76 %), mais certains en avaient deux (21 %) ou même trois (3 %). Le risque de souffrir d'insomnie augmentait en fonction du nombre de proches insomniaques : la hausse était respectivement de 37 %, 250 % et 314 % pour un, deux ou trois membres de la famille atteints d'insomnie.

 

« Il y a fort probablement une composante génétique derrière l'agrégation familiale de l'insomnie que nous avons observée », estime Charles M. Morin. « Par contre, on ne sait pas si le mécanisme en cause est un processus physiologique qui interfère avec le sommeil ou une prédisposition à l'anxiété. » Certaines attitudes vis-à-vis à l'insomnie, transmises par les membres de la famille, pourraient aussi entrer en ligne de compte, ajoute le chercheur. « Lorsqu'on voit un membre de notre famille réagir très fortement à un épisode d'insomnie, il se peut que nous ayons la même réaction lorsque nous sommes confrontés à notre tour à ce problème. Ce genre de comportements peut transformer une insomnie situationnelle en insomnie chronique, » poursuit-il

 

« Les conclusions de notre étude suggèrent qu'une intervention psychologique précoce pourrait être bénéfique aux personnes provenant de familles où l'insomnie chronique sévit », conclut le professeur Morin.

 

Outre Charles M. Morin, les auteurs de cette étude sont Mélanie LeBlanc, Hans Ivers, Josée Savard, Lynda Bélanger et Chantal Mérette.

 

Québec Hebdo

Organisations: École de psychologie, Université Laval

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