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Travailleur social de jour, écrivain de soir

Avec Fausses notes, Louis-François Dallaire signe son premier roman. (Photo Viviane Asselin)

Avec Fausses notes, Louis-François Dallaire signe son premier roman. (Photo Viviane Asselin)

Publié le 27 Février 2013
Publié le 26 Février 2013
Viviane Asselin  RSS Feed
Journal Charlesbourg Express, membre du groupe Québec Hebdo

Qu’est-ce qui pousse un travailleur social et enseignant en médecine familiale à écrire un roman? « La passion pour l’écriture », répond simplement le principal intéressé, rencontré dans son bureau de l’hôpital Laval à Sainte-Foy.

Sujets :
Québec Hebdo , Mortagne , Charlesbourg , Québec

Quand on lui demandait, plus jeune, ce qu’il voulait faire plus tard, Louis-François Dallaire lançait, invariablement, « écrivain ». « J’ai appris à lire très tôt. J’étais fasciné par les livres. » Son intérêt pour la relation d’aide aura finalement eu le dessus professionnel sur sa facilité à écrire, mais pas au point de mettre en veilleuse ses ambitions littéraires.

Fausses notes, paru le 13 février dernier aux éditions de Mortagne, est peut-être le premier roman publié de l’auteur originaire de Charlesbourg, mais pas le premier rédigé. Du manuscrit écrit à 19 ans et des quelques autres qui ont suivi, il ne reçoit aucun écho des éditeurs sollicités. Jusqu’en novembre 2012 où, neuf mois après avoir envoyé son histoire, il décroche une réponse positive des éditions de Mortagne, qu’il n’avait jamais approchées auparavant.

Une histoire de rédemption

Fausses notes n’est toutefois pas si éloigné du quotidien de Louis-François Dallaire. Si l’écriture lui permet d’explorer d’autres aspects de sa personnalité, c’est néanmoins à partir de confidences glanées au fil de son parcours professionnel qu’il a imaginé Léo. Célibataire, musicien au chômage, pessimiste chronique, ce personnage se méfie de tout, même de la gentillesse. Jusqu’à ce que celle-ci déjoue ses pires soupçons, et qu’il commence alors à lâcher prise. Histoire de rédemption livrée dans un style dynamique et vivant, le roman prend place à Québec, mais sans qu’on y reconnaisse les lieux, pas même Beauport où l’écrivain habite depuis 1996.

« C’est quelque chose, la première fois que tu tiens ton livre dans tes mains… », se rappelle Louis-François Dallaire. Aussi exaltant que le processus même d’écriture? Visiblement, puisqu’il est déjà en train de travailler à un autre projet, sans garantie de publication en dépit d’un intérêt du côté de Mortagne. « Il y a ce moment formidable quand tu écris, lorsque tu réussis à dire exactement ce que tu voulais. Juste pour ce moment-là, ça vaut la peine », explique l’auteur, qui n’espère pas moins être de nouveau publié.

Membre du Groupe Québec Hebdo

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