En matière de construction résidentielle, le territoire de Sainte-Foy/Sillery/Cap-Rouge affiche presque complet. Cependant, il y a quelques projets en cours, principalement pour combler des espaces vacants dans des milieux desservis. C'est le cas, notamment, de plusieurs immeubles en copropriété aussi bien en bordure du boulevard Hamel que le long d'artères centrales comme la rue de l'Église ou le boulevard René-Lévesque.
Un autre secteur de l’arrondissement pourrait être appelé à se développer au cours des prochaines années, soit celui situé à la tête des ponts. L’espace n'y manque pas et, depuis quelques semaines, des ouvriers travaillent à la démolition de l’entrepôt de pesticides Nutrite, sur l’avenue des Hôtels. Les terrains situés à la tête des ponts sont sans doute les derniers espaces vacants d’importance de cet arrondissement.
Le projet de réaménagement du secteur des ponts devrait se concrétiser en privilégiant la moyenne et la haute densité. Les immeubles à logements et à copropriétés, ainsi que les maisons de ville, y seront priorisés sur les résidences unifamiliales détachées. De plus, le projet pourrait éventuellement être arrimé au développement du réseau de transport urbain (tramway) et interurbain (TGV).
1 000 unités par an
Un peu plus au nord de L'Ancienne-Lorette, territoire enclavé et entièrement construit, soit à Val-Bélair, l’industrie de la construction résidentielle ne connaît aucun temps mort. «Nous n’enregistrons aucun ralentissement et il continue de se construire environ 1 000 unités d’habitation annuellement, explique Nathalie Cournoyer, urbaniste. Nous prévoyons que cette tendance devrait se maintenir durant encore trois ans, s’il n’y a pas de circonstances particulières comme une hausse subite de taux d’intérêt, par exemple.»
Interrogée sur les différents types de construction qu’on pratique à Val-Bélair, Mme Cournoyer répond qu’il se construit encore beaucoup de maisons de style unifamilial. «Cependant, en raison du coût des terrains qui ne cesse d’augmenter, note-t-elle, on voit de plus en plus apparaître des maisons jumelées et des maisons en rangée.»
Autre phénomène constaté à Val-Bélair : la construction de condominiums dans des artères principales. «C’est un phénomène qu’on a commencé à remarquer, il y a un an ou deux comme sur le boulevard Pie XI. Certaines propriétés ont été vendues et les acquéreurs ont démoli les anciennes maisons pour y bâtir des condos. Dans ce cas, il s’agit donc de développement sur des lots qui avaient déjà été construits auparavant.»
Bref, de l'avis de l'urbaniste Nathalie Cournoyer l’industrie de la construction résidentielle se porte très bien dans le secteur. Si les conjonctures économiques se maintiennent, Val-Bélair a encore quelques bonnes années de construction devant elle.

