Adolescente, Nathalie Royer aimait bien regarder un bon match de hockey à la télé. Mais ce ne sont ni les arrêts spectaculaires des gardiens ni les feintes surprenantes des meilleurs joueurs qui l’intéressaient le plus. Ce qui l’inspirait vraiment, c’était quand les soigneurs s’amenaient sur la glace pour porter assistance aux hockeyeurs blessés. Aujourd’hui, la capitaine Nathalie Royer soigne de nombreuses blessures en tant que physiothérapeute au sein des Forces armées canadiennes.
Si Nathalie Royer a eu la chance de trouver sa voie jeune, elle a pris beaucoup plus de temps à définir dans quel contexte elle souhaitait exercer son métier, si bien que c’est en quelque sorte un concours de circonstances qui l’a fait atterrir dans l’armée. Une chose est sûre par contre, elle ne regrette pas une seule seconde d’avoir opté pour la vie de militaire.
«J’adore mon poste, c’est le plus beau métier du monde. Je vois mes patients, mais en même temps je ne fais pas toujours la même chose, ce qui pourrait devenir lassant. J’ai aussi des cours, je fais beaucoup de promotion de la santé; ça change le mal de place. Et dans l’armée, on peut s’entraîner pendant nos heures de travail. Je n’ai jamais été aussi en forme!»
Pourtant, au départ, la jeune femme ne voulait même pas aller à l’université. «J’ai opté pour une technique dans le domaine qui m’attirait, la santé et le sport», résume-t-elle. Sauf qu’elle s’est rapidement rendu compte que le travail de thérapeute, dépendant des décisions de son patron le physiothérapeute, ne lui conviendrait pas.
«Je comprends mieux les blessures des gens. Si quelqu'un me dit qu'il a mal aux pieds après un 13 km de course, je sais ce que c'est, je l'ai déjà fait. » - Capitaine Nathalie Royer
Après son baccalauréat en physiothérapie à l’Université Laval, Nathalie Royer a travaillé au civil avant de tomber enceinte. C’est la naissance de son premier enfant qui l’a fait réfléchir. «Mon chum est militaire. J’habitais à Shannon depuis mes études. L’armée m’attirait, mais l’enrôlement peut parfois être long et compliqué. Sauf qu’au civil, la job de physiothérapeute, c’est trois soirs de travail par semaine. Avec un bébé et un chum militaire déployé, ça devenait compliqué. J’ai fait les démarches pour joindre l’armée pendant mon congé de maternité», raconte la capitaine.
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