Après la restructuration CN en 1995, ce dernier revoit ses opérations trois ans plus tard. À cette époque, peu de trains passaient par Sainte-Foy, mais l’intensification des activités à la gare de l’endroit a changé bien des choses.
Le Fidéen Jacques Thibault bataille depuis 1999 pour obtenir le respect des citoyens dans cette affaire. Au début, il comptait une cinquantaine de wagons-citernes par semaine, tout au plus, affirme-t-il. Aujourd’hui, il parle d’environ 600 à la même fréquence, soit beaucoup plus.
«Les trains, on n’a jamais voulu les arrêter, rappelle celui qui a fait appel au conseiller André Demers dans ce dossier. Nous ne sommes pas des fanatiques, ils peuvent passer. Nous habitons juste à côté alors ils peuvent passer de façon civilisée.»
Quatre nuits par semaine, raconte-t-il, les trains menaient un bruit d’enfer au petit matin. «Ça ressemblait à des dinosaures dans la nuit, souligne-t-il. C’était épouvantable. Ça dépassait les 90 décibels.»
Si le problème semble sur les rails d’une cohabitation respectueuse, Jacques Thibault refuse d’être «triomphaliste». Après tout, les citoyens voulaient simplement dormir en paix, insiste-t-il.
«Mais il ne faut pas non plus se démobiliser. Nous continuerons de surveiller la situation.»
Le principal intéressé se dit cependant heureux de la tournure des événements et souhaite maintenant la continuité.
Questionnée au sujet du trafic ferroviaire à Sainte-Foy, la porte-parole du CN confirme des améliorations dans ce vieux dossier.
«Lorsque c’est possible de faire des démarches pour diminuer l’impact de notre exploitation sur les communautés voisines, on le fait», explique Julie Sénécal.
Cela dit, le CN doit aussi répondre à sa clientèle, ajoute-t-elle. «Nous avons un service à offrir.»
«Tant mieux si les changements ont permis de réduire cet impact sur les communautés avoisinantes.»
La situation pourrait toutefois être sujette à des changements, tout dépendra des besoins futurs de la clientèle.

