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Un restaurant sportif unique à l’Odyssée

Un restaurant sportif unique à l’Odyssée

Un restaurant sportif unique à l’Odyssée

Luc Fournier
Publié le 14 Avril 2010
Publié le 9 Juin 2010
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Des élèves présentant une déficience intellectuelle moyenne ont démarré leur petite entreprise à l’école secondaire l’Odyssée, de Val-Bélair. La douzaine de jeunes de 13 à 16 ans a élaboré un concept de restaurant sportif. Il s’agit pour eux d’une expérience de travail incomparable.

Les jeunes ont complètement transformé leur local de classe en restaurant. Le tableau fait place à une fresque où un skieur dévale les pentes. Les articles de sport et les logos d’équipes bien connues ajoutent à l’ambiance sportive.

Et les jeunes ont à coeur le service à la clientèle et sa rapidité. Au moment où l’auteur de ces lignes était sur place, le service de 11h30 se terminait et on devait débarrasser et remettre les tables pour le service de 12h30. Un petit tourbillon de jeunes bien concentrés, aidés de leur professeur, allait transformer ces tables fraîchement quittées en un resto tout neuf.

En plus du service, les jeunes ont appris à cuisiner, à planifier leur journée, à élaborer un menu, à faire la plonge et à se servir d’une caisse enregistreuse.

Le projet qui s’étend sur une semaine avait déjà 90 réservations au tout début de l’aventure. «Ça fait un mois qu’ils pratiquent à tous les jours, confie le professeur Jean Tremblay. L’objectif est de leur faire vivre une situation réelle de la vie courante.» En plus, ça leur permet de travailler leur français, les mathématiques et le volet santé, puisque leur menu a été élaboré en suivant le Guide alimentaire canadien. Potage, crudités, croissant jambon et fromage, muffin santé font partie du petit menu.

M. Tremblay souhaite que l’expérience acquise aide les jeunes lorsqu’ils feront des stages en milieu de travail. Ils pourront reproduire certaines aptitudes apprises.

Ils sont bons et ont à coeur leur travail. Il faut seulement être patient avec eux. «Il faut répéter souvent. Il faut qu’ils reproduisent souvent les mêmes mouvements.»

Les clients sont souvent des parents, frères et soeurs, des membres du personnel ou des commanditaires. IGA Coop de Loretteville et Pause café urbain ont supporté le restaurant.

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