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Microflow, le diagnostic réinventé à l’INO

Le gestionnaire Pascal Gallant et trois des membres de son équipe, Christophe Rivière, chef technique, Sébastien Leclair, technologue responsable de la fluidique, et Frédérick Émond, technologue système, avec le MicroFlow. (Photo Thaïs Martel)

Le gestionnaire Pascal Gallant et trois des membres de son équipe, Christophe Rivière, chef technique, Sébastien Leclair, technologue responsable de la fluidique, et Frédérick Émond, technologue système, avec le MicroFlow. (Photo Thaïs Martel)

Thaïs Martel
Publié le 21 Mars 2012
Publié le 21 Mars 2012
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Le cytomètre en flux, un appareil complexe qui ne se retrouve bien souvent que dans les laboratoires médicaux pour examiner des échantillons biologiques, est en voie d’être remplacé par le MicroFlow. Créé par des chercheurs de l’INO (Institut national d’optique), ce nouvel appareil basé sur l’exploitation de la fibre optique devrait permettre d’accélérer et de faciliter le diagnostic de la plupart des maladies infectieuses, sur Terre comme dans l’espace.

C’est que le fonctionnement du cytomètre en flux requiert du personnel hautement qualifié. Résultat : les délais dans l’analyse des prélèvements sont plus longs, ce qui retarde la mise en place du traitement approprié. De plus, de nombreuses régions du globe n’ont pas accès à un tel instrument, par manque de ressources matérielles et humaines.

Avec la fibre optique et le laser, et grâce au support de l’Agence Spatiale Canadienne, l’INO a pu concevoir un appareil non seulement capable de poser un diagnostic très rapide, mais également moins coûteux, complètement automatisé et de la taille d’une boîte à chaussures, donc portable.

«Les applications potentielles sont nombreuses. On peut penser l’utiliser pour détecter un agent infectieux quelconque, comme un outil de pratique en hématologie, dans le domaine des technologies de reproduction. Un diagnostic précis et rapide peut faire la différence entre la vie et la mort», résume Pascal Gallant, gestionnaire du groupe biophotonique.

Le scientifique voit même plus loin et donne l’exemple d’une scène d’accident. «Imaginez qu’on puisse vérifier la possibilité qu’un blessé soit porteur d’une infection directement sur place. On peut rêver de voir tous les ambulanciers avoir leur propre MicroFlow un jour.»

Reste que MicroFlow n’est pas à la veille de faire son apparition dans les hôpitaux et les cliniques – Pascal Gallant estime qu’il faudrait encore entre cinq et dix ans avant de commercialiser l’appareil. L'expertise acquise par l’INO en cytométrie a toutefois déjà fait du chemin.

Ainsi, la licence sur la propriété intellectuelle de la plateforme de cytométrie pour des applications médicales a déjà été confiée à une nouvelle entreprise du Parc Technologique nommée Handyem.

En attendant la commercialisation, l’astronaute canadien Chris Hadfield sera le premier à utiliser Microflow lors de sa mission sur la Station spatiale internationale en 2013.

L'Appel, membre du groupe Québec Hebdo

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