Antoine Gagnon-Lamarche s'est classé au premier rang au cadet 1000m et au 800m. «Je voulais vraiment gagner. Je savais que j’avais beaucoup de chance», commente le résident de Saint-Augustin-de-Desmaures. Ce dernier apprécie la compétition et l’ambiance qui règne au Centre Georges-Vézina à Chicoutimi. «Il y a beaucoup de partisans, constate-t-il. C’est encourageant de les entendre crier.»
Dans les gradins, sa mère, Marie-Pierre Lamarche, encourage le groupe de la Capitale-Nationale en compagnie de parents. Elle connaît bien ce que vit son fils puisque Mme Lamarche a participé aux Jeux olympiques de Calgary en patinage de vitesse. La retraite a sonné en 1988, mais elle est de retour dans les arénas grâce à ces garçons, Antoine et Vincent, ainsi que sa nièce Béatrice Lamarche dont le père s’est aussi rendu aux Olympiques. C’est donc en famille que la 48e Finale se déroule pour les Lamarche.
Pour Antoine Gagnon-Lamarche, l’aventure a débuté il y a huit ans lorsqu’il a enfilé ses premiers patins de vitesse. Même s’il devra faire encore de nombreuses courses avant d’envisager sérieusement la compétition internationale, Antoine a déjà en tête l’ultime étape pour les athlètes, soit les Jeux olympiques. «Ma mère me dit que c’est un gros rêve, mais elle croit en moi. Elle m’encourage», fait-il valoir. D’ici là, le patineur vit ses premiers Jeux du Québec.
Sa mère respecte son rêve tout en étant très bien placée pour connaître les sacrifices que les Jeux olympiques impliquent. «Des rêves, c’est important», fait remarquer la maman. Dans son cas, le patinage de vitesse n’a jamais été une finalité, mais plutôt un passe-temps. Après 17 ans de compétitions, elle a rangé son équipement.
Marie-Pierre Lamarche assiste donc ses garçons dans leur projet. Les conseils techniques sont donnés lorsque demandés. Rien n’est forcé et si Vincent et Antoine craquent pour une autre discipline dans le futur, elle suivra leur passion. Il n’y a pas juste les résultats. L’expérience de compétitions et de groupe joue un rôle majeur. «C’est important pour moi que l’aspect humain soit privilégié, c’est ce qui te reste après», constate-t-elle.
Les entraînements et les compétitions forment les athlètes. Les acquis demeurent après la retraite du sport. Pour sa part, il s’agit de la rigueur, de la détermination et la confiance. «Ça fait des gens intenses, mais dans le bon sens du monde», conclut-elle.
L’or et l’argent pour Hubert Marcotte
Hubert Marcotte de Portneuf a mis la main sur la médaille d’argent au 1000m Cadet masculin et l’or au 200m. Une chute dans un virage au 800m a ébranlé le jeune homme qui était à deux coups de patin du podium. Malgré la déception, il s’est repris aux épreuves suivantes.
Chez les Marcotte, la passion de ce sport se partage à la maison entre l’aîné et le cadet. Quelques minutes avant sa course de 1000m, il a bavardé avec son frère, Laurent Marcotte, au téléphone. Son coachfamilial lui a prodigué des conseils pour la demi-finale et la finale. Le contenu de la discussion semble avoir atténué la tristesse engendrée par la chute. Les trucs et le soutien du grand frère semble avoir redonné le sourire au patineur de 12 ans.
**Les deux gars participeront au relais 2000m au Jour 8 ainsi que le 400m.**
L'Appel, membre du Groupe Québec Hebdo

