«C’est le meilleur résultat canadien aux Jeux depuis 1992, mais quatrième, c’est décevant, car nous visions un podium», a reconnu Marcotte, qui a déjà la tête à la compétition par équipe. «Par contre, aujourd’hui (mardi) et hier, nous avons offert deux solides performances, nos meilleures à vie. Et ça, c’est un exploit en soi. Nous ne contrôlons pas les pointages, mais pour ce que nous contrôlons, nous avons excellé.»
Les Russes Natalia Ishchenko et Svetlana Romashina (98,900 pts / 197,100 pts) ont mérité l’or. Les Espagnoles Ona Carbonell-Ballestero et Andrea Fuentes-Fache (96,900 pts / 192,900 pts) ont surpris les Chinoises Xuechen Huang et Ou Liu (96,770 pts / 192,870 pts) en les délogeant du deuxième rang. D’ailleurs, au moment de l’annonce des notes, les nageuses et entraîneures espagnoles ont été complètement surprises de grimper d’un rang.
En 2008 à Pékin, le duo canadien, composé de Boudreau-Gagnon et d’Isabelle Rampling, avait terminé sixième.
«C’est sûr que nous sommes déçues du pointage, sauf que ce n’est pas l’attitude que nous voulons adopter pour les prochains jours, a précisé Boudreau-Gagnon. Ce serait leur donner une longueur d’avance d’être déçues toute la journée. Nous voulons revenir fortes pour la compétition par équipe. J’espère que le vent va changer de côté.»
Les nageuses et leur entraîneure, Julie Sauvé, se sont bien gardées de commenter en détail les notes des juges qui les classent constamment au quatrième rang.
«Ça fait 22 ans que je pratique un sport jugé et je me suis fait à l’idée. Tu ne peux pas être démolie si tu n’as pas la note que tu désires. Parfois c’est mérité, d’autres fois moins», croit Boudreau-Gagnon, qui est âgée de 29 ans.
À la guerre et bien armées pour se battreLes deux nageuses se sentent d’attaque pour la compétition par équipe, qui s’amorcera jeudi, épreuve à laquelle elles ont leurs meilleures chances de médaille à Londres. Boudreau-Gagnon et Marcotte feront équipe avec Stéphanie Durocher, Jo-Annie Fortin, Chloé Isaac, Stéphanie Leclair, Tracy Little, Karine Thomas et Valérie Welsh.
En entrevue, Boudreau-Gagnon et Marcotte ont mentionné qu’une rumeur favorable s’est créée à propos de leur programme libre.
«Ils (les juges) vont s’attendre à ce que ce soit très bon. Nous nous en allons à la guerre et nous n’avons rien à perdre. Lorsque nous allons entrer dans la piscine, nous voulons être les meilleures au monde. On veut torcher!» a affirmé Marcotte.
«Le bouche à oreille a été très bon et on espère maintenant qu’il va se rendre jusqu’aux oreilles des juges. Nous avons vu nos coéquipières à l’entraînement et elles ont encore monté de niveau. Notre prestation au duo nous met en confiance. Quoiqu’il arrive, nous allons nous démarquer avec nos programmes», de conclure Boudreau-Gagnon.
Julie Sauvé sent que les six athlètes qui n’ont pas encore été en action dans la piscine ont hâte d’exposer tout leur savoir-faire.
«Les filles sont tellement fières de leurs programmes et elles ont hâte de les montrer. Il y aura de l’acrobatie dans le programme libre par équipe et vous en aurez plein la vue. Nous visons le podium, pas la quatrième place!»
L'Appel, membre du Groupe Québec Hebdo
