«C’était une course assez spéciale pour nous. La vitesse du peloton quand les gars se sont mis à chasser était assez impressionnante. Je ne crois pas avoir vu sous les 50 km/h dans les trois dernières heures de la course», a dit David Boily. Tout comme Guillaume Boivin, le résident de Cap-Rouge en est à une première présence à une épreuve du World Tour en Europe.
«C’est certain qu’il y a une adaptation à faire. Il faut voir les choses venir à l’avance puisque la course est tellement rapide que ça demande énormément d’énergie d’essayer de remonter dans le peloton», a expliqué Boily.
«La stratégie était d'amener Guillaume au sprint. Malheureusement, les circonstances n’ont pas tourné en notre faveur. Nous n’étions pas très bien placés pour la dernière montée et nous n’avons pas été en mesure de ramener Guillaume dans le premier groupe. C’est une erreur d’équipe. Mais ça n’a pas été une mauvaise course. Pour nous, aujourd’hui, c’est de l’expérience en banque», a ajouté Boily.
Au terme de la troisième étape, Rui Alberto Da Costa (Movistar) est toujours en tête du classement général. Le Portugais, vainqueur du Grand Prix de Montréal 2011, détient une avance de 8 secondes sur le Luxembourgeois Frank Schleck (RadioShack-Nissan). Boivin est 147e (à 21 m 57 s) et Boily suit tout juste derrière en 148e place, avec le même écart de temps.
La quatrième étape de 189 kilomètres se déroulera aujourd’hui entre Aarberg et Trimbach. Boivin et Boily seront d’attaque. «La récupération va bien pour l’instant. Ce ne sont pas des courses faciles, mais on prend ça une journée à la fois et on essaie de ne pas trop penser aux étapes qui suivront. On savoure le moment», a conclu David Boily.
* Source : Sportcom
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