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Le projet de piste privée devient un sujet politique


Publié le 28 septembre 2017

Stéphanie Houle et des citoyens pétitionnaires, devant le site du projet d'aérodrome.

©(Photo TC Media – Geoffré Samson)

AVIATION. Le projet de Dave Picard d'installer une piste d'atterrissage en bordure du rang Sainte-Anne dans le district Cap-Rouge-Laurentien semble devenir un enjeu politique. Stéphanie Houle, qui représente Démocratie Québec dans ce secteur, s'est dite fermement opposée à ce schéma.

Le terrain visé par le projet d'aérodrome.
(Photo TC Media – Geoffré Samson)

La candidate du parti d'Anne Guérette mentionne que suite à une mobilisation citoyenne, le regroupement Qualité de Vie Écodurable avait une pétition (en ligne et papier) de plus de 1100 noms s'opposant à cette piste d'atterrissage. Cette opposition a aussi été discutée lors de la séance du conseil municipal de L'Ancienne-Lorette en août dernier. Il a été voté qu'il semble déraisonnable qu'une piste privée soit aménagée près d'un aéroport afin que le promoteur réalise des économies en ne payant pas les frais annuels de l'Aéroport international Jean-Lesage.

La directrice du Service de la planification et de la coordination en aménagement de la Ville de Québec, Marie-France Loiseau, a rédigé une lettre à l'attention de M. Picard, le 5 septembre dernier. Elle mentionne que le promoteur contreviendrait à de nombreuses réglementations municipales, notamment l'abattage d'un petit boisé de 5000 m2, le remblaiement ou la canalisation d'un ruisseau présent sur le lot, en plus de la construction d'un bâtiment non reliée à une exploitation agricole. La ville s'est ainsi prononcée contre le projet, compte tenu de la réglementation en vigueur.

Autres projets pour la piste privée

Questionné sur l'usage qu'il ferait à long terme de la piste d'atterrissage, si le projet était accepté, M. Picard a simplement dit qu'il est un militaire de Valcartier et qu'il n'entrevoit pas en faire un lieu commercial, « ce n'est que pour mon loisir personnel », confie le propriétaire. Il ajoute qu'il a quelques amis pilotes, dont son cousin, mais il n'a pas l'intention de faire bétonner ou asphalter la piste. «Je vais aussi construire un hangar pour mon avion, mais je ne sais pas s'il y en aura d'autres, je ne peux pas prédire l'avenir », explique-t-il.

En terminant, Dave Picard dit qu'il n'est pas insensible au public, mais qu'il ne débattra pas du sujet avec eux. « J'ai tout fait dans l'ordre pour ma demande, alors je vais respecter la loi jusqu'au bout. C'est Transport Canada qui aura le dernier mot », conclut le propriétaire.