Second passage en cour attendu pour le tireur de la mosquée de Québec


Publié le 20 février 2017

Alexandre Bissonnette est accusé de 6 meurtres.

©(Photo tirée de Facebook)

TRIBUNAL. Le présumé auteur de la fusillade à la Grande mosquée de Québec revient, mardi, au palais de justice de la capitale. Ce second passage d'Alexandre Bissonnette, depuis les dramatiques événements du 29 janvier, permettra essentiellement de transmettre la preuve à la Défense.

Même si l'audience s'annonce courte à ce stade préliminaire, l'accès à la salle de cour sera très compliqué. Une fois de plus, les mesures de sécurité seront sévères. Comme ce fut le cas lors de la comparution initiale, journalistes et gens du public devront s'identifier et passer par le détecteur de métal.

Tout cela pour peu d'action, puisque celle-ci devrait se résumer à la divulgation des éléments de preuve par les procureurs de la Couronne Mes Thomas Jacques et Michel Fortin. La remise des documents contenus sur cd et dvd à l'avocat de Bissonnette, Me Jean Petit, ne devrait prendre que quelques minutes.

Impossible pour l'instant de savoir si d'autres éléments seront divulgués au cours des prochaines semaines. L'enquête est toujours en cours et pourrait mener à l'ajout d'autres accusations en matière de terrorisme. Toutefois, rien n'est assuré en cette matière. La Couronne doit être en mesure de démontrer l'intention criminelle en ce sens.

Précisons que Bissonnette est le présumé tireur soupçonné d'avoir fait irruption durant la prière du dernier dimanche de janvier à la mosquée du Chemin Sainte-Foy. Le frêle jeune homme de 27 ans a été formellement accusé de 6 chefs de meurtre au premier degré et de 5 chefs de tentative de meurtre en utilisant une arme à feu à autorisation restreinte.

Détenu et suspendu

Accusé de plusieurs meurtres, le résident de Cap-Rouge demeure détenu durant les procédures. Le succès d'une hypothétique demande de remise en liberté s'avère plutôt illusoire dans son cas. Enfin, comme il se doit, l'étudiant en sciences sociales a été exclu par la direction de l'Université Laval de toute activité d'études ou de recherche.

TC Media