Alexandre Bissonnette confirme son changement d'avocat


Publié le 30 mars 2017

Alexandre Bissonnette est accusé de 6 meurtres.

©(Photo tirée de Facebook)

TRIBUNAL. Le présumé tireur de la Grande mosquée de la Capitale était de retour, jeudi matin, au Palais de justice de Québec. À sa troisième comparution depuis les tragiques événements du 29 janvier, Alexandre Bissonnette a confirmé le désistement de l'avocat qui le représentait dans cette cause de multiples meurtres.

Tel que l'évoquait l'information qui a filtré dans les médias la semaine dernière, l'avocat responsable de la défense de Bissonnette depuis la tuerie, Me Jean Petit, s'est retiré du dossier. Il n'était d'ailleurs pas présent pour expliquer ses raisons, mais tout porte à penser que la stratégie envisagée ne correspondait pas aux attentes de l'accusé et de sa famille.

Les nouveaux avocats du présumé tireur, Mes Charles-Olivier Gosselin et Jean-Claude Gingras.
(Photo TC Media – François Cattapan)

Le dossier a été transféré à deux avocats de l'aide juridique, Mes Jean-Claude Gingras et Charles-Olivier Gosselin. Ceux-ci ont indiqué que la divulgation de la preuve reste incomplète. Une date anticipée a été réclamée pour la suite des procédures, dans l'espoir que l'enquête soit terminée d'ici là. L'information a été confirmée par le procureur de la Couronne, Me Thomas Jacques, qui a précisé ne pas avoir de contrôle sur le travail des enquêteurs de la police.

Rappelons que l'individu originaire de Cap-Rouge est le principal suspect dans la fusillade perpétrée il y a deux mois au Centre culturel islamique du Chemin Sainte-Foy. Il fait face à 6 chefs d'accusation pour meurtre et 5 chefs d'accusation pour tentative de meurtre.

Présent dans le box des accusés, Bissonnette est apparu vêtu d'un gilet noir. L'air toujours aussi intimidé par le processus judiciaire, le jeune homme de 27 ans a dirigé quelques regards furtifs vers l'assistance et ses nouveaux avocats. Il a répondu oui d'une voix faible à la question du juge Jean-Louis Lemay demandant s'il veut changer d'avocat pour la suite des procédures.

Le juge Lemay a aussitôt convoqué les parties le 29 mai prochain, pour un complément de divulgation de la preuve. À cette étape, il y aura décision quant à la tenue ou non pour la forme d'une enquête sur cautionnement et une éventuelle enquête préliminaire. Les espoirs de la Défense pour une remise en liberté s'annoncent minces puisqu'il a été convenu que la présence de l'accusé était non requise à cette date.

Requête médiatique

Précisons que les avocats dans cette cause se retrouveront, vendredi, devant le juge Alain Morand de la Cour du Québec. Ils participeront à un débat avec les avocats d'un consortium de médias portant sur la possibilité de lever les scellés couvrant le mandat de perquisition à l'appartement partagé par Bissonnette avec son frère jumeau.

Une levée partielle des scellés sur la perquisition réalisée chez les parents d'Alexandre Bissonnette avait été obtenue par les médias au début du mois de mars. Il avait alors été possible d'en savoir plus sur l'opération policière ayant suivi la tuerie du dimanche 29 janvier.

TC Media