La vie d’un Harlem Globetrotters

Portrait du gentil géant Alex «Moose» Weekes


Publié le 10 avril 2017

Alex «Moose» Weekes a l’objectif de faire sourire ses partisans.

©(Photo TC Media – Charles Lalande)

BASKETBALL. Il mesure 6 pieds et 8 pouces. Il a une coiffure afro géante bien entretenue. Sa grandeur de chaussures? Du 16. Voici le sympathique Alex Weekes, mais vous pouvez l’appeler «Moose».

Depuis sept ans, il est membre des Harlem Globetrotters, cette équipe de basketball axée sur le divertissement qui gagne le cœur de ses spectateurs aux quatre coins du monde. Dans chaque ville, il devient rapidement le chouchou du public, que ce soit aux États-Unis, en Angleterre ou au Canada.

Cet enfant de Lilburn, un village de l’état de la Géorgie, comptant plus de 12 000 âmes, a été élevé uniquement par sa mère. Il commence à jouer au basketball très jeune. À ses premiers pas sur le parquet, nul ne croyait qu’il allait gagner sa vie avec ce ballon… et sa crinière (on y reviendra).

«Je n’étais pas très bon… Honnêtement, j’étais très mauvais, mais j’aimais jouer. Je me sentais bien sur le terrain et je voulais impressionner ma mère, qui a aussi joué dans sa jeunesse», s’est rappelé Weekes, au cours d’une généreuse entrevue, lors de la visite des Harlem dans la ville de Québec.

Au fil du temps, cet adolescent maladroit est devenu un joueur talentueux. Certes, sa grandeur lui permettait de bloquer les attaques de plusieurs rivaux désirant s’approcher du panier.

«J’ai un petit frère, alors pour aider ma mère, mon objectif était de décrocher une bourse d’études dans un collège américain.» Ce qu’il fît.

Il fréquenta Middle Tennessee State University, où il continua de parfaire son apprentissage pour son sport favori. «Le niveau de jeu était très élevé, il y avait d’excellents joueurs. Pour m’améliorer, je me suis mis en tête de travailler plus fort que tous mes coéquipiers. J’ai appliqué cette éthique de travail dans toutes les sphères de ma vie.»

Après ses études, il est ignoré au repêchage de la meilleure ligue au monde, soit la NBA. Néanmoins, il continue à fouler le terrain à l’occasion. Après un match de charité où il est nommé joueur le plus utile, un membre des Harlem Globetrotters lui propose de joindre le groupe.

Il a le sentiment qu’il fait partie de la vie des spectateurs, à qui il s’efforce de leur faire passer un beau moment tous les soirs. Il a des tonnes d’histoires à raconter, où il a touché le cœur des gens.

«Un père et son fils avaient une relation tendue. Ils ne se parlaient pas beaucoup et ne riaient pas ensemble. Ils sont venus à notre match, ils ont eu du plaisir et ils ont enfin tissé des liens», a-t-il expliqué avant d’enchaîner sur un autre récit.

«Je vais toujours me souvenir d’une famille, qui venait de perdre leur père. Ils n’avaient pas été capable de sourire depuis plusieurs semaines, mais en venant au Harlem, ils ont oublié leur douleur pendant quelques heures.»

Ses cheveux à Jimmy Fallon!

Sa crinière, en plus de sa personnalité attachante exubérante, lui ont permis de recevoir quelques invitations à différentes émissions d’envergure à la télévision américaine.

Il a fait quelques apparitions sur les ondes de NBC, Disney, ABC, The Weather Channel et NBA TV. Sa plus grande tribune a eu lieu de 2014, quand Jimmy Fallon, considéré comme le roi de la télévision américaine, l’a invité sur son plateau.

«Jimmy est un homme hilarant. Il est un grand partisan des Harlem et du basket, alors nous avons passé un excellent moment avec lui.»