En visite à Québec, l’Impact incite les jeunes à rêver

À la recherche du prochain Anthony Jackson-Hamel


Publié le 8 mai 2017

Le buteur Anthony Jackson-Hamel, de Limoilou, gagne rapidement le cœur des partisans.

©(Photo TC Media - Charles Lalande)

SOCCER. L’Impact de Montréal a rendu visite, lundi après-midi, aux jeunes du Sport-Études de l’Association Régionale de Soccer de Québec (ARSQ). Le message du capitaine Patrice Bernier et de l’attaquant Anthony Jackson-Hamel a été d’attiser les rêves de la relève.

D’entrée de jeu, les deux hommes ont raconté leur parcours, de leur premier contact avec le ballon rond jusqu’à leur ascension aux rangs professionnels. La voix de Jackson-Hamel était doublement porteuse, puisqu’il est un fier natif de Limoilou.

Il a d’ailleurs évolué pour l’Impact Junior de Québec-Centre, où une poignée de jeunes assis devant lui se délient les jambes aujourd’hui avec cette formation.

Patrice Bernier et Anthony Jackson-Hamel ont répondu aux questions des jeunes.
(Photo TC Media - Charles Lalande)

«On m’a souvent dit que je n’allais pas pouvoir réussir, puisque je venais de Québec, que les meilleurs joueurs étaient à Montréal. J’ai entendu plusieurs commentaires de ce genre, mais je suis la preuve vivante que tout est possible», a badiné l’athlète de 23 ans, qui gagne tranquillement le cœur des partisans, grâce à ses buts inscrits dans des moments clés.

Malgré les embûches et les dirigeants qui ne l’ont pas retenu dans leur alignement au cours de sa jeunesse, Jackson-Hamel n’a jamais cessé de croire en ses moyens. Le voilà à la tête des buteurs de l’Impact, à égalité avec l’as marqueur argentin, Nacho Piatti.

De son côté, le vétéran Patrice Bernier, qui en est à sa 18e et dernière saison chez les pros, a fait part de sa «jalousie» envers les jeunots. Au cours de sa jeunesse, les programmes sport-études n’existaient pas en soccer. De ce fait, caresser une carrière professionnelle au Québec, était plutôt utopique. Il fallait s’exiler en Europe, comme Bernier l’a fait avant de rentrer à la maison en 2012.

Autre preuve de la possibilité de devenir les prochaines vedettes de l’Impact : le samedi 6 mai, parmi les 18 joueurs qui ont revêtit l’uniforme dans la victoire de 1 à 0, à Washington, on comptait six Québécois.

«Pendant l’échauffement, je regardais autour de moi, et j’ai remarqué les jeunes québécois de l’Académie de l’Impact. Ils sont le futur de l’organisation, a dit l’homme de 37 ans. C’est bien d’entendre la prochaine génération dire qu’elle veut être comme toi.»

Patrice Bernier, capitaine de l'Impact de Montréal.
(Photo TC Media - Charles Lalande)

Ensuite, il a rappelé à son auditoire l’importance des sacrifices et du travail acharné dont doivent faire preuve les sportifs, s’ils veulent atteindre et briller dans les rangs professionnels.

«L’Impact du Québec»

Le département marketing du club montréalais a réalisé que son noyau de partisans provenait des quatre coins du Québec. Pour les amateurs de chiffres, 16% de la clientèle vient de l’extérieur du Grand Montréal.

Parole du vice-président exécutif, Richard Legendre, visiter les régions permet de tisser un fort lien entre l’équipe et ses amateurs.

«Ce n’est pas seulement l’Impact de Montréal, c’est l’Impact du Québec, étant donné que nous sommes le seul club professionnel de la province», a-t-il révélé.

Quant à l’importance d’aligner des produits de la Belle Province dans le vestiaire de l’entraîneur-chef Mauro Biello, M. Legendre admet qu’il s’agit d’un plus sur les plans sportif et marketing.

À partir de l’âge de 8 ans, l’élite rejoint le bas de la pyramide et l’objectif est de les voir graduer jusqu’au sommet.

«Contrairement aux autres sports comme le football et le hockey, la particularité du soccer est que tu gardes avec toi les jeunes joueurs que tu développes, au lieu de les voir graduer dans d’autres équipes», a expliqué celui qui estime que le meilleur est à venir dans le développement du soccer québécois.