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Fusionner la santé et le taekwondo pour les 50 ans et plus

Nouvelle entreprise de santé à Sainte-Foy


Publié le 8 septembre 2009
Joliette Trân fusionne son métier d’ergothérapeute à sa grande passion pour le taekwondo. (Photo Nicolas Bégin)

Ceinture noire 5e degré à l’International Taekwondo Federation (ITF), Mme Trân pratique cet art martial depuis son plus jeune âge. «Je suis née dans le taekwondo. Mon père (maître Trân Triêu Quân, pionnier dans la région) m’a initiée très jeune. Le taekwondo a toujours fait partie de ma vie.»

Diplôme d’ergothérapie en poche, elle a amorcé une maîtrise en santé communautaire en 2002. La prévention et la promotion de la santé se retrouvaient alors au cœur de son programme académique.

A ensuite surgi l’idée de rendre la pratique du taekwondo accessible aux personnes de 50 ans et plus, qu’importe leur condition physique du moment. L’homogénéité des groupes rend plus facile l’adaptation des cours.

Si les jeunes axent davantage vers la performance, les adultes d’un certain âge ont des préoccupations différentes, pense Mme Trân. Trân Fusion offre trois volets à son programme, soit la mise en forme, la réadaptation et le taekwondo traditionnel. Sans impliquer le combat, les deux premiers visent respectivement la préservation des capacités physiques et mentales ainsi que le déclin de l’autonomie.

Un maximum de 10 personnes composent les groupes. Chaque séance se termine après 1h15 d’activité physique. Dans le cas de la mise en forme, les participants commencent par un réchauffement, pour ensuite passer aux mouvements de base et aux exercices de relaxation. «Je vise à faire bouger les gens à travers les arts martiaux, mentionne Mme Trân. Je veux mettre le taekwondo au service du mieux-être de la personne et de sa santé globale.» «Il y a toujours un aspect art martial qui est présent. Ce n’est pas juste de lever une jambe… Il y a un cadre philosophique auquel je crois.»

Mme Trân s’efforce ainsi à véhiculer les valeurs du taekwondo traditionnel, en l’occurrence de courtoisie, de contrôle de soi, d’intégrité, de persévérance et de courage. «Plus une personne a des problèmes de santé, plus c’est important de bouger, mais où peuvent-elles aller?» «L’activité physique, tout le monde sait que c’est important d’en faire, rappelle Mme Trân. Le défi, c’est de continuer à en faire.»

On peut s’informer au sujet de Trân Fusion en visitant le www.tranfusion.ca sur Internet.