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Le rêve de tous les ultramarathoniens à la portée de Sylvie Boisvert


Publié le 1 avril 2010
Sylvie Boisvert compte sur le chiropraticien Denis Lachance pour la remettre d’aplomb, pour lui faire un petit «tune up» comme elle dit. (Photo Thaïs Martel)

«C’est très flatteur. Je suis la seule femme du Canada, tous âges confondus. Il faut avoir un profil d’athlète extraordinaire pour être invité à pareille qualité de course», lance d’entrée de jeu la sportive qui sera en France pour la compétition qui a lieu du 21 au 23 mai.

Sylvie Boisvert ne parle pas à tort et à travers. Non seulement une course du genre représente un réel exploit – courir pendant 48 heures équivaut à sept marathons – mais en plus la quadragénaire réalise ce genre de prouesse en portant en elle les séquelles d’un grave accident qu’elle a subi quand elle avait 17 ans. «J’ai toujours sillonné les routes sans regarder combien de kilomètres je parcourais. Petite, j’aimais m’évader et courir pour revenir de l’école. Puis je me suis endormie en conduisant et je me suis réveillée à l’hôpital. J’ai subi une grosse commotion cérébrale et porté une minerve et un plâtre sur tout le haut du corps pendant un mois», raconte la marathonienne. C’était en 1980.

Elle a attendu la fin des années 1990 pour recommencer à courir. Depuis, elle accumule les honneurs. À Surgères, elle espère d’ailleurs obtenir son cinquième record canadien en parcourant quelque 300 kilomètres en 48 heures soit 35 de plus que l’an dernier.

Plus prête que jamais

«Cette année je sais à quoi m’attendre. Mon billet d’avion est déjà acheté, je connais la piste et j’apporte ma propre bouffe : des réparateurs musculaires. Et je n’oublierai pas mes guêtres cette fois! L’an dernier, je devais constamment m’arrêter pour enlever le sable de mes souliers», affirme Sylvie Boisvert.

Côté entraînement, elle met aussi le paquet. Elle se prépare en sauna, au Énergie Cardio du Centre Innovation. «Ça m’aide à étirer mes ligaments et mes muscles et, surtout, ça m’aide pour ma respiration», souligne-t-elle. Ça ne sera pas de trop. «On court contre la chaleur, le vent, le froid. La moindre humidité nous prend dans les os et il faut se changer souvent, ce qui fait qu’on a besoin de beaucoup de matériel et de vêtements. On n’est jamais assez préparé. L’important c’est de mettre le mot plaisir à travers la douleur qu’on ressent dans le sport.»

En plus de cet ultramarathon d’outre-mer, Sylvie Boisvert participera à plusieurs courses au Québec. Elle sera notamment du duathlon du Lac-Beauport en juin, du marathon Oasis de Montréal en septembre et du marathon de Rimouski en octobre. «J’ai plusieurs compétitions dans la mire si je réussis à obtenir un appui financier», résume la sportive.

On peut encourager Sylvie Boisvert en tout temps par courriel à l’adresse sylvie_bo@yahoo.ca. Il sera également possible de lui redonner courage en direct pendant sa course sur le site du 48 heures pédestres de Surgères au www.48heures-surgeres.net.